La Table ronde : Brel; Bassens, Ferré. Que pensez-vous de l'Anarchie ?

La Table ronde : Brel; Bassens, Ferré. Que pensez-vous de l'Anarchie ?
Ceci est le texte d'une interview de Jacques Brel, Georges Brassens et Léo Ferré par un journaliste ( dont j'ignore le nom) en 1968 :

Journaliste :


Je crois que vous avez tous à un moment donné de votre existense, ou même encore maintenant, fleurté avec le mouvement anarchiste, enfin les mouvements libertaires; ou même vous l'êtes encore comme Léo Ferré, pour Brassens ça a été un surnom. Pour Léo Ferré, c'est presque une cause militante, enfin un prétexte à des récitals presque insurrectionnels.


Ferré :


Non, je ne suis pas militant, je ne peux pas être militant parce que , je ne peus pas militer pour quelque idées que ce soit, sinon je ne serais pas libre. Et je pense que tout les 2 sont comme moi, parce qe l'anarchie c'est l'abnégation de toute autorité d'ou qu'ellevienne, et je crois que c'est l'exemple vivant de gens qui ont refusé toute autorité d'ou qu'elle vienne. Alors y a pas de problème, moi je suis pas anarchiste plus qu'un autre.
Le véritable anarchiste c'est lui, sincère dans tous ce qu'il fait.

Seulement, évidemment, c'est un problème qui est difficile parce que d'abord l'anarchie ça fait rigoler tout le monde, d'abord ça fait peur aux gens, à la fin ils disent c'est quand vous avez des bombes. Après ça fait rigoler les gens " Oauis anarchie" , et puis anarchie , ça a pris un gout mauvais dans la bouche des gens.
Et puis, depuis quelques mois, singulièrement depuis le mois de mai (1968), c'est vrai que depuis le mois de mai, les choses se sont remisent en place, et je vous assure que les gens, quand vous prononçait le mot "anarchie" même en scène, ils rigolent plus, et la plus part des gens sont d'accord, et ils veulent savoir ce que c'est.


Journaliste :


C'est difficile à l'expliquer, les anarchistes eux_même ont du mal à l'expliquer.


Brassens :

Moi quand j'était au mouvement anarchiste, j'y susi resté 2,3 ans, j'ai d'ailleur jamais rompu avec mais enfin , il ne militait plus comme avant, j'étais libertaire à une époque. Chaqu'un avait de l'anarchieune idée tout à fait personnelle.
C'est ça qui d'ailleur est éxaltant dans l'anarchie. C'est que, il n'y a pas quand même un véritable dogme.


Brel:

C'est au départ un refus


Brassens:

C'est une morale, c'est une façon de conceboir la vie c'est difficile à expliquer, une priorité de l'individue


Brel:

Oui et puis je crois que c'est une morale du refus, car si il n'y avait pas ue quelques énergumaine aux cours des milénaires qui n'ont pas dit " non " à un certain moment nous serions encore dans les arbres.
Cela dit, moi je suis tout à fait pour des gens qui ne se considairent pas comme innadaptés, et qui s'adaptent comme ils peuvent et collectivement.


Ferré:

Bien sur, c'est ce qu je voulais dire


Brassens:


Je ne désaprouv jamais rien, les gens font à peu près ce qu'ils veulent.
Alors, je suis d'accord ou je ne suis pas d'accord.


Brel:

C'est ça, c'est ça


Brassens:

On m'a souvent reproché de ne pas vouloir refaire la société parce que j'avais dit ça, mais je ne me sentais pas capable de la refaire, jeme sentirais capable de la refaire la société, si javais les solutions conllectives.


Brel:


Qui a la solution ?


Brassens:

Et y en a qui prétendent l'avoir et dans le monde actuel, il y en a pas beaucoup qui la détienne.
On m'accuser moi justement de ne pas, mais, c'est parce que je ne sais pas ce qu'il faut faire. Si je savais ce qu'il faut faire, si je savais qu'en tournant à droite ou à gaucje en faisant ceci ou cela, vous pensez bien que je le ferais, je sacrifirais ma petite tranquilité, mais c'est parce que je n'y crois pas tellement.


Journaliste :

Et vous, Léo Ferré, vous croyez la même chose?


Ferré:

Oh moi, je suis moins lyrique que lui quand même


Brel :

Toi, tu es complètement désespéré


Ferré :

Oui, voilà voilà c'est ça


Journaliste :

Mais désespéré comment ?


Ferré:

Ben désespéré, en voyant ce qu'il ce passe


"Rire"


Journaliste:

On ne va pas en préciser d'avantage.


Ferré :

On ne peux pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.


Brel :

Ya un phénomène d'impuissance aussi qui est abslument affreux.


Journaliste :

Oui mais vous avez, je coirs, le très fort sentiment d'impuissance et de ne rien faire, j'ai l'impression que vous l'avez déjà mois.


Brel :
Non, le sentiment de ne rien pouvoir faire.


Ferré :

Non, je fais quelque chose au près de mes amis, au près de mes voisins, dans ma petite vie.
Et je pense que c'est aussi valable que si je militais quelque part. Je pense que c'est aussi valable.
Ne pas crier " Haro sur le bodet " quand tout le monde crit " Haro sur le bodet " , c'est une forme d'engagement comme une autre.


Journaliste :

Mais quand même.


Ferré :

Moi je trouve que Georges dans son coeur, je dit bien dans son coeur, il milite d'avantage que moi.
Parce que moi je crois pas en des choses aux quelles il veut encore croire.


Brassens :

Mais moi je fais semblant.


Ferré :

Quand à Brel, lui, ben il est complètement dans son personnage.


Brassens :

Je fais semblant. Léo, je fais comme quand l'amour s'en va, je fais semblant d'y croire encore.
Moi je fais s'emblant Léo, quand l'amour s'en va, on fait semblant d'y croire encore, et ça le fait durer encore un petit peu.


Brel :

Non, quand l'amour s'en va, c'est qu'il est parti depuis longtemps.

Ferré :

Oui, je suis d'accord.

# Enviado el domingo 18 de septiembre de 2005 09:09

Modificado el lunes 04 de junio de 2007 10:58

Justement pas moi

Justement pas moi
" Hey toi, tu es qui toi?
tu es quoi ?
Et d'abord, tu pense comment et pourquoi
"


Ce n'est pas pour contrarier la vieille tradition du blog, qui dit :




" il faut te présenté ! "





que justement je ne le ferais pas, mais tout simplement parce que une seule page est trop courte pour une simple raison:


- Qui sait jusqu'ou peut aller sa personnalité, ses réactions et
ses idées?

Donc c'est par crainte que ma suposée présentation soit incomplète ou erronée, qu'il n'y en aura pas.......

# Enviado el martes 20 de septiembre de 2005 15:23

Modificado el lunes 04 de junio de 2007 10:58

Le déserteur de Boris Vian

Le déserteur de Boris Vian
Monsieur le président
Je vo
us fais une lettre
Qu
e vous lirez peut être
Si vous
avez le temps,

Je viens d
e reçevoir
M
es papiers militaire
Po
ur partir à la guerre
Avant m
ercredi soir,

Mon
sieur le président
Je
ne veux pas la faire
Je ne
suis pas sur Terre
Pour t
uer des pauvres gens,

C'e
st pas pour vous facher
I
l faut que je vous dise
Ma
descision est prise
Je m'en vais déserter.


Depuis
que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J
'ai vu partir mes frères
E
t pleurer mes enfants

Ma
re a tant souffert
Qu'e
lle est dedant sa tombe
Et
se moque des bombes
Et se
moque des vers

Q
uand j'étais prisonnier
On m'a v
oler ma femme
O
n m'a voler mon âme
Et tout
mon cher passé

Dema
in, de bon matin
Je
fermerais ma porte
Au nez
des années mortes
J'ir
ais sur les chemins


Je m
'endirais ma vie
S
ur les routes de France
De
Bretagne en Provence
Et j
e dirais aux gens

Refuse
z d'obéir
Refu
sez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez
de partir

S'il
faut donner son sang
Allez
donner le votre
Vou
s êtes bon âpotre
Mo
nsieur le psident

Si vou
s me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que j'aurais une arme
Et
que je tirerais



(En raison de la censure si chère; enfin, si pratique; à nos très précieux dirigeant politique, les deux dernières phrases de cette chanson, de crainte qu'elles ne soulèvent une trop grande vague de protestation, ont était modifié.
Ainsi ce qui etait à l'origine ecirt comme ci-dessus c'est vu transformer en :
]"Que je n'aurais pas d'arme
Et qu'ils pouront tirer"

V
ous ne pourez donc jamais entendre Boris Vian chanter ses paroles mais une autre version du "Déserteur" celle ci interprétée par un certain Mouloudji est en ligne sur internet. )

# Enviado el miércoles 21 de septiembre de 2005 14:26

Modificado el lunes 04 de junio de 2007 10:58

La boétie: Le discour de la servitude volontaire

La boétie: Le discour de la servitude volontaire
Pauvres gens misérable, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n'est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu'on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l'ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu'il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D'où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n'est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s'il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s'il n'était d'intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n'étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? Vous semez vos champs pour qu'il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu'il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu'il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu'il les mène à la guerre, à la boucherie, qu'il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu'il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu'il soit plus fort, et qu'il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d'indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l'ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.
















Sorties en boite, virer entre amis, trainer et rien faire, trouver une copine, secher les cours, se dire "dépressif" parce que on vient de se faire plaquer, se lamenter sur la pauvreté dans le monde et acheter les dernières Nike à la mode made in China.

Lorsque la Boétie ecrit ce texte il n'as que 18 ans ...
Le décalage est flagrant[/align]

# Enviado el viernes 07 de octubre de 2005 16:00

Modificado el lunes 04 de junio de 2007 10:58

Le Huitième jour

Le premier jour, l'Homme se servit de ses mains et se redressa.

Le deuxième jour, l'Homme eut conscience de son présent.

Le troisième jour, l'Homme se souvint de son passé et imagina son futur.

Le quatrième jour, l'Homme sut qu'il était misérable et qu'il allait mourir.

Le cinquième jour, l'Homme eut peur.

Le sixième jour, l'homme créa les dieux.

Le septième jour, l'homme s'en remit aux dieux et cessa de grandir.



Chaque tribu, chaque clan eut son dieu, ses dieux ;
Un dieu pour la pluie, un dieu pour le feu,
Un dieu pour la Terre, un dieu pour chaque chose,
Des dieux à la pelle. Trop de dieux rétrécissaient les dieux.
Alors, l'homme déclara Dieu unique et infiniment grand.

Avec l'écriture, vint le temps des Ecritures,
Vint le temps de Dieu révélé par le prophète.
Un Dogme, des prières, le péché,
Une maison où l'on se sentait à l'abri de l'inconnu.
L'homme venait d'inventer la Religion.
De la Religion, l'homme devint le prisonnier.
Le huitième jour, l'Homme oublia dieu et retrouva sa Majuscule




Avis aux croyants :


Ce texte n'as pas l'intention de vous agresser, en quoi que ce soit car les critiques, les attaques ou les traits d'humour ne s'adressent qu'à l'objet de la croyance, jamais aux croyants en tant qu'individu.

L'athéisme reconnaît et respecte le droit de chacun de croire aux esprits des ancêtres, à Dieu, au Père Noël, à la licorne bleue ou à n'importe quoi, si cela peut aider à mieux vivre la courte existence humaine.

# Enviado el sábado 15 de octubre de 2005 09:31

Modificado el miércoles 17 de enero de 2007 16:11